Sunday, 16 August 2009

Defence of the 'Self'.

There is an ever growing tendency amongst practitioners of Martial arts, to 'quantify' their ability. The question they put forward to sustain this necessity is, "Will what I have been taught, or am learning, actually 'work'?" or, "How do I/you know that one can effectively defend oneself using (for example) Taijiquan?"

It is my observation that this has arisen because the majority of schools available to the general public are teaching in such a manner that the only route they have available to them is through Sports. They vindicate their position through 'sparring', 'full contact' (with or without protection), or, in the case of Taijiquan, 'Tui Shou Competitions'. As in any angonistic 'sporting' event, the outcome is cut and dried - one 'wins' the other(s) 'lose'. 'ART', however, cannot be transmitted through competiton but only collaboration; nobody 'wins' or 'loses'.

I have been involved in 'arts' for a long time and have met and worked with dozens or musicians, writers and painters. Never have I been witness to a 'competition' between writers in which one may 'win' by knowledge of 'more' adjectives, or a display of virtuosity with verb conjugations. Never have I heard, or seen, of painters 'competing' to determine who is 'better' with this or that brush stroke. Musicians who compete amongst themselves to see who is capable of playing a piece, or major/minor scales, 'faster', would, I'm afraid, only raise a smile. As Stomu Yamashta put it to my friend Paul Buckmaster, "Music is not athletics." And, I would add, neither is Taijiquan; Taijiquan is not a sport.

The problem is widespread and certainly not new. Jujitu, an extremely effective Martial Art, was modified into Judo - a sport. The original Okinawan Kempo systems were heavily 'tweaked' by the Japanese and introduced into their scholastic system as modern Karate with it's competitions and sports orientated training methods. Systems in Indonesia, for example, until relatively recently isolated from modification, are at present under review by political governing bodies who advocate 'teams', interschool 'competitions' and 'championships', which will inevitably errode them to competitive sports.

Taijiquan practitioners are, or should be, well aware of an 'exercise' called Tui Shou or, Push Hands. I have emphasised 'exercise' because it is nothing more, and attempting to present it in agonistic sporting context is to distort its raison d'être. As in any sporting event, it is patently obvious that these 'Push Hands Competitions' are subject to rules and regulations. Never, for example will one witness a young, heavily built male, pitted against a slightly built, middle aged housewife. The same applies to 'sparring'.

During one of my workshops, a young man (muscular and heavily built) asked me if I encouraged or taught 'sparring'. I asked him to choose one of those present to spar with. After a moments hesitation he indicated another man. I pointed out to him that the person he'd chosen was the mirror image of himself, 'same age, height, weight and physical build. I then chose one of the women present - around forty years of age, small of stature and slightly built - and asked him if he'd like to spar with her. He refused point blank. I asked him why - his only comment, "You can't spar with her!"

I then asked the twenty or so people present to give careful consideration to this situation. The young man seemed slightly disturbed by this and left after the morning session - I never saw him again.

Taijiquan's effectiveness is not restricted to the physical but will, in time, modify the person as a whole. This modification will not take place if the mind is crystalized into competing. Practicing the art with certain criteria introduces one to an internal landscape where nobody 'wins', nobody 'loses', everybody gains.

Instead of the reductive limitations intimated by the term "Self Defence", I suggest that “Defense of the Self” better paves the way to a more comprehensive overview, bringing the approach described here into perspective, and hopefully stimulating curiosity and interest in those who would otherwise dismiss this training out of hand.

Applying a little common sense, the vast majority of readers will never have to physically defend themselves, but without exception, all readers will at some time in their lives have to deal with insults, verbal degradation, stress at home or in their work, strained personal or marital relationships, career and financial problems, depression, chronic fatigue, real or imagined psychological pressure, everyday afflictions such as the common cold, illness and old age.

It is my personal experience that the methodology and approach to Self Defence training, combined with regular practice of the Form and Qigong, better prepares both the mind and body in "Defence of the Self". Participating in any form of 'competition' impedes the comprehension of this as the objective of Martial Sports does not include 'changing your mind' and modification of the person as a whole.

La défense de l'individu

Il y a une tendance toujours croissante parmi les pratiquants d’arts martiaux, celle de « mesurer » leurs capacités. La question qu'ils se posent pour soutenir cette nécessité est « ce que j'ai enseigné, ou appris, fonctionne réellement? » ou, « comment puis je/pouvez vous savoir qu'on peut effectivement se défendre en utilisant (par exemple) le Taijiquan ? »

Selon moi ceci se produit parce que la majorité d'écoles ouvertes au grand public enseignent de façon que le seul itinéraire possible soit par le sport. Ils défendent leur position avec le « sparring »( combat libre règlementé), le « plein contact » (avec ou sans la protection), ou, dans le cas de Taijiquan, des « compétitions de Tui Shou ». Comme dans n’importe quelles activités d’ordre « sportif » et de compétition, les résultats sont précis – l’un « gagne » l'autre « perd » L’« ART », cependant, ne peut pas être transmis par la compétition mais seulement la par la collaboration ; personne « ne gagne » ou « perd ».

Je m’implique depuis longtemps dans le monde de l’« art » j’ai rencontré et travaillé avec de nombreux musiciens, des écrivains et des peintres. Jamais je n’ai été témoin d’une quelconque « compétition » entre écrivains où l’un des éventuels compétiteurs pourrait « vaincre » par leurs connaissance dans l’emploie de « plus » d'adjectifs, ou par la démonstration de sa virtuosité dans la conjugaisons des verbes. Jamais non plus je n’ai entendu ou vu, des peintres se « défier dans une compétition» pour déterminer qui est « meilleur » avec tel ou tel autre pinceau ou spatule . Des musiciens qui se mesureraient les uns les autres pour évaluer qui est capable de jouer un morceau, en majeur/mineur , « plus rapidement », j'ai bien peur de faire seulement sourire. Comme Mr. Stomu Yamashta l'a fait remarquer à mon ami Paul Buckmaster, la « musique n'est pas l’athlétisme. » Et, j'ajouterais, le Taijiquan non plus; le Taijiquan n'est pas un sport.

Le problème est répandu et certainement pas nouveau. Le Jujitsu, un art martial extrêmement efficace, a été modifié en judo – qui est un sport. Les systèmes originaux de Kenpo d'Okinawa « ont été fortement remaniés» par les Japonais et transformés en un système scolastique comme le karaté moderne, régis par des méthodes de formation orientées compétition . Dans les arts martiaux Indonésien par exemple relativement isolés et connus depuis peu, des modifications, sont actuellement à l'étude par des conseils d'administration politiques qui préconisent des changements avec la création d’« équipes », de « compétitions» interscolaires et des « championnats », qui inévitablement éroderont la ou les disciplines en faveur du ou des sports de compétition.

Les pratiquants de Taijiquan sont, ou devraient être, bien attentifs au sujet d'un « exercice » appelé Tui Shou ou, poussée des mains. J'ai souligné le mot « exercice » parce qu'il n'est rien d’autre, et essayer de le présenter dans un contexte sportif de compétition c’est aussi modifier sa raison d'être. Comme dans n'importe quelle manifestation sportive, il est bien sur évident que les « compétitions de Tui Shou» sont sujettes à des règlements. Jamais, par exemple un jeune homme de forte constitution ne sera confronté dans une compétition à une femme au foyer, âgée et de faible constitution. La même chose s'applique au « sparring ».

Durant l'un de mes ateliers, un jeune homme (musclé et fortement constitué) m'a demandé si j'encourageais ou si j’enseignais le « sparring ». Je lui ai demandé de choisir un des pratiquants présent pour satisfaire à sa demande . Après un moment d’hésitation il m’indiqua un des participants. Je lui ai précisé que la personne qu'il avait choisie était comme lui, du même âge, taille, poids et constitution physique. J'ai alors choisie une des femmes présentes d’ environ quarante ans, petite stature et de faible constitution et je lui ai demandé s'il voulait combattre avec elle. Il a refusé catégoriquement. Je lui ai demandé pourquoi ? son seul commentaire fut, « vous ne pouvez pas me faire combattre avec elle ! »

J'ai alors demandé à la vingtaine de personnes présentes d’effectuer un examen consciencieux de cette situation. Le jeune homme a semblé légèrement troublé par cette requête et s’en alla après la session du matin - je ne l'ai jamais revu.
L'efficacité du Taijiquan n'est pas limitée au physique mais modifiera la personne avec le temps et dans son ensemble. Cette modification n'aura pas lieu si l'esprit est cristalliser dans la compétition. La pratique de l'art avec certains critères présente un paysage interne où personne « ne gagne », personne « perd » mais où tout le monde retire des bénéfices.

Au lieu des limites réductrices suggérées par le terme « autodéfense », je propose le terme « défense de l'individu » qui prépare mieux le terrain à une vue d'ensemble plus complète, en se servant de l’ approche décrite ici comme perspective, et en stimulant la curiosité et intérêt vers ceux qui s’écarteraient autrement cette formation sans y réfléchir.

Sachant avec un peu de bon sens, que la grande majorité de lecteurs ne devra physiquement jamais se défendre, mais sans exception, tous les lecteurs à un moment donné de leurs vies devront faire face aux insultes, dégradation verbale, au stress à la maison ou dans leur travail, aux tensions personnelles ou aux problèmes de la vie conjugale, carrière et problèmes financiers, dépression, fatigue chronique, vraie ou imaginée pression psychologique, afflictions journalières telles que le rhume ou autres, maladie et vieillesse.

Mon expérience personnelle me fait dire que la méthodologie et l’entrainement à l'autodéfense, combinée avec la pratique régulière de formes et du Qigong, prépare mieux l'esprit et le corps pour la « défense de l'individu ». Participer à n'importe quelle forme de « compétition » empêche cette compréhension car l'objectif des arts martiaux en tant que sports n'inclut pas de« changer votre esprit » ni de modifier la personne dans son ensemble.